HOLLANDE / SARKOZY : même combat

 

On connaissait les amitiés privilégiées de Nicolas Sarkozy dans le monde des casinos, mais on ignorait que François Hollande cultivé les mêmes relations.

Les casinotiers l’ont bien compris et n’ont pas tardé à réclamer leurs dûs auprès de ce gouvernement « socialiste ».

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ça a marché au-delà de leurs espérances.

Cette politique des petits arrangements entre amis se résume ainsi :

      1. Plus de 60 millions d’avantages fiscaux par an depuis 2008,
      2. Destruction de + 1500 emplois ces 2 dernières années,
      3. 2000 emplois directement menacés suite à l’arrêté de Manuel Valls et Jérôme Cahuzac (Réduction des horaires d’exploitation),
      4. Disparition des métiers et des savoir-faire.
      5. aucune revalorisation des minima conventionnels en 2013 une fois de plus,
      6. accentuation de la polyvalence entre les métiers.

 

A l’inverse, on constate que la crise n’est pas la même pour tous.

 

Le directoire du groupe Partouche s’octroie des augmentations allant de 14 à 138 %.

 

Force Ouvrière réclame

 un moratoire des plans sociaux

 l’instauration d’une enquête parlementaire sur l’utilisation des aides accordées aux casinos.

 

Sauvons nos métiers et nos emplois !

 

Contacts :    Hervé HOBBE, Secrétaire de la Section fédérale - Portable : 06 65 52 48 03Jean-Christophe TIRAT, membre du Bureau de la Section fédérale - Portable : 06 60 97 73 97Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

HISTORIQUE RAPIDE

 

Strasses, paillettes, l’image des casinos d’antan subsiste dans l’esprit des gens mais la réalité est tout autre pour les 17 000 salariés de la branche. 

L’arrivée des machines à sous en 1988 a redonné de l’élan à une activité qui s’essoufflait mais n’a profité qu’aux groupes de casinotiers qui se sont développés rapidement, profitant de taux de rentabilité exceptionnels allant jusqu'à plus de 30%. 

Cette progression s’est stabilisée en 2003/2004, le marché commençant à arriver à saturation.

Bénéficiant du monopole des machines à sous et habitués à des bénéfices confortables facilement gagnés, les casinotiers ont commencé à revoir leur copie.

Comment continuer à bénéficier de cette manne d’argent ?

Par une maîtrise accentuée de la masse salariale, ayant pour conséquence un ralentissement voire un blocage systématique des négociations de branche.

Les conditions de travail se détériorent, la polyvalence se met en place, surtout dans les petites structures.

Aujourd’hui, les grilles des minima conventionnels se sont tassées avec un 1er niveau légèrement au-dessus du SMIC, sachant que 63% des salariés de la branche sont rémunérés aux minima conventionnels.

En 2008, la machine à cash se grippe, la crise touche les casinos.

Chaque établissement perd entre 10 et 20% de ses effectifs, se traduisant principalement par des ruptures conventionnelles et la fermeture de 2 casinos mal gérés (Beaulieu et le Lydia à Port Barcarès).

Après avoir été pleuré aux ministères, les patrons de casino obtiennent 60 millions d’avantages fiscaux annuels, soit disant pour préserver l’emploi.

Au second semestre 2012, une délégation de la FEC-Section fédérale des Casinos FO a été reçue au ministère du budget et de l’intérieur afin :

 de donner la position de Force Ouvrière sur les divers sujets concernant la branche ;

 de réaffirmer l’importance de la consultation des syndicats de la branche avant toutes modifications fiscales, règlementaires, ainsi que l’introduction de nouveaux jeux. Privilège accordé uniquement à la partie patronale pendant "l’ère Sarkozy". Nous avons eu l’assurance que cette demande serait respectée à l’avenir.

Quelle surprise, lorsque nous constatons la parution d’un arrêté le 14 février 2013 instaurant le découplage des horaires de fermetures entre machines à sous et jeux traditionnels, la mise en place d’un minima d’heures d’exploitation pour les jeux traditionnels selon le nombre de machines exploitées.

BANDOL P.S.E, le compte n’y est pas !

Le ministère de l’intérieur a autorisé trois nouvelles ouvertures de casino, Fréjus, Sanary et la Seyne sur Mer dans un département qui en compte déjà cinq. Quel intérêt ? Pourquoi, dans quel but ? On peut se poser la question.

Le casino provisoire de la Seyne sur Mer est en activité depuis début juillet 2012, celui de Sanary fait face à divers aléas administratif repoussant son ouverture qui était programmée début 2013. L’établissement de Bandol lui est à 15 Kms de la Seyne et 8 kms de Sanary.

Le président du groupe Partouche, Fabrice Paire déclarait au « Journal des Casino » début juillet 2012 : En tant qu’actionnaire du casino de Bandol, je demande au directeur de prendre ses responsabilités et d’anticiper cette situation très défavorable et de réduire son effectif de façon circonstanciée.

  Après plusieurs demandes de RDV auprès du groupe resté sans suite, les inquiétudes des représentants du personnel sur l’immobilisme récurant et le manque de réaction de nos dirigeants, le C.E a déclenché un droit d’alerte début décembre 2012. Lors de la réunion extraordinaire qui a suivi, on nous a annoncé qu’en janvier le CE serait consulté sur un plan de restructuration passant par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) assorti de mesures d’accompagnement.

La première version du PSE présenté au CE n’était qu’un « torchon » fait à la va-vite. L’expert mandaté par le CE a fait apparaître l’absence du motif économique et l’incroyable coquille vide concernant les mesures d’accompagnements.

Nous en sommes aujourd’hui à la 4ème réunion d’information consultation, une 5ème devrait être programmé prochainement. Grâce à l’expérience et la pugnacité des élus FO, la situation à évolué positivement, plusieurs remise à niveau ont été effectuées. Malgré cela, LE COMPTE N’Y EST PAS ! Le CE a décidé d’ester en justice la direction.

Les mesures d’accompagnement d’un PSE s’apprécient au regard des moyens du groupe et le pauvre petit groupe Partouche en a des moyens, l’expertise le prouve. Le plan de restructuration fait disparaître la restauration (Snaking et sou traitance) et le service voiturier, la salle de jeux traditionnels se voit réduite considérablement et passe en mixité.

Nous vivons la situation qu’on connut les salariés du casino de Beaulieu (PSE, sous traitance des activités annexes, cessation de paiement et liquidation). A ce titre un jugement sera rendu le 16 avril par le tribunal des prud’hommes de Nice, les employés ayant intenté une action il y a maintenant 2 ans.

POURQUOI EN EST ON ARRIVE LA ?

- L’implantation de deux casinos dans un périmètre restreint autorisé par l’état.

- Depuis plus de 10 ans, le groupe Partouche gère le casino de Bandol sans n’y avoir fait aucun investissement par contre c’est plus de 15M. D’euros qui sont remontés aux actionnaires. Simple, la machine à cache se grippe, on réduit les contraintes en licenciant 18 personnes. Une fois de plus les salariés font les frais d’un capitalisme outrancier cautionné par l’état.

- La situation économique actuelle qui, il faut le dire, permet de réduire la masse salariale pour continuer à faire des bénéfices, tout les efforts possible n’ont pas été fait pour sauver le maximum d’emplois. Ex : Réduction des redevences groupe, réduction des frais généraux, plan de départ volontaire attrayant.

La réduction des prélèvements obtenus par les casinotiers ne devait elle pas permettre de sauvegarder les emplois ?

 J’invite tous les élus à être vigilant dans chacun de leur établissement, lorsqu’ils détectent des signes alarmants sur la situation économique et de l’emploi, si toutes les conditions sont réunies alors : Déclenchez rapidement un droit d’alerte.

Certes, nous sommes en période de crise, mais ce n’est pas une raison pour tout accepter, il faut redoubler d’efforts face à ces patrons zélés par ce nouvel arrêté du 14 février : Les casinos pourront, après déclaration préalable, exploiter les machines à sous après la fermeture des tables droulettefoe jeux, à la condition que ces tables soient ouvertes au moins six heures par jour pour les casinos de plus de 75 machines à sous et quatre heures pour les casinos de 75 machines à sous au plus qui vont s’empresser de l’utiliser en développant le temps partiel et la poly-activité.

Notre force, c’est notre liberté et notre indépendance.

Site Internet : http://www.focasino.info/ 

Lire la suite : BANDOL P.S.E, le compte n’y est pas !

Le MondeDuTravail

a mis en ligne une vidéo


LA PREVOYANCE ET LES FRAIS DE SANTE.

Toutes les organisations patronales et salariales ont signé L'AVENANT.


LA PERIODE D'ESSAI.

 CFDT, CGC, CFTC, et la partie patronale ont signé L'AVENANT. Pour FO, et la CGT, cet accord n'est pas acceptable en l'état.


NEGOCIATIONS DES SALAIRES POUR L'ANNEE 2013

 Les organisations patronales sont toutes d'accord pour ne pas faire de propositions d'augmentation de minima pour 2013

M. TIRAT (FO).- En effet, nous constatons un certain désarroi en commission paritaire mixte face à votre conception de la négociation Aujourd'hui, c'est un dialogue de sourd.

Nous, organisations syndicales, faisons des propositions, mais vous, vous attendez toujours un indicateur et n'êtes jamais en capacité de proposer la moindre chose.

La question est claire : le modèle de négociation collective est-il encore vivant ? Nous en doutons..........


 

La section fédérale des casinos vous souhaite à tous, une bonne année 2013 riche en conquêtes sociale.

2012 aura été une année particulière, durant laquelle les délégations patronales n'ont eu de cesse que de geler le dialogue social, en essayant de démanteler les avantages obtenus de haute lutte par notre branche. D'ores et déjà, nous savons que ce travail de sape va continuer en 2013, et que Force Ouvrière devra être ferme face à ces atteintes dont seront victimes les salariés. Déjà, des plans sociaux se profilent notamment à Bandol, et nous apportons tout notre soutien aux camarades concernés.

Dans vos entreprises, afin qu'aucune information économique ne puisse vous être cachée, nous vous demandons de déclencher des Droits d'alerte par le biais de vos comités d'entreprise. Le bureau de la section fédérale, se tient à votre entière disposition afin de vous aider dans cette démarche. Ce n'est qu'à ce prix que nous pourrons lutter activement contre des licenciements dits "économiques" et simplement destinés à augmenter le rendement des dividendes servis à des actionnaires sans scrupules.

Lors de la paritaire du mois de Décembre, une fois de plus les délégations patronales ont rejeté en bloc, l'idée d'une quelconque revalorisation des minimas. Le sort des salariés leur importe peu, et ce cynisme n'est que la concrétisation de ces méthodes de voyous en col blanc. Nous nous poserons en faux contre ces pratiques inacceptables et clairement antisociales.

La seule préoccupation du patronat est d'obtenir des avantages fiscaux et le courrier adressé aux Premier Ministre est clair et sans ambages. Pour parvenir à ce dessein, les syndicats patronaux ont opéré depuis quelques mois, un véritable lobbying auprès du Ministère du Budget et du Ministère de l'Intérieur. Force Ouvrière a immédiatement réagi, et une délégation a été plusieurs fois reçue, nous permettant de donner un avis contradictoire aux positions ultras libérales patronales. C'est ainsi que nous avons développé nos arguments:

rating star Contre l'introduction de nouveaux jeux crétins, qui dévalorisent les compétences professionnelles des salariés de la branche et font tomber les clients sous le coup d'addictions sévères.

rating star Contre la souplesse proposée sur les horaires d'ouverture décalés et dissociés entre les MAS et les jeux traditionnels.

rating star En faveur de la dissociation physique et fiscale des jeux électroniques des parcs de MAS et des jeux traditionnels. Les variantes électroniques étant une catégorie à part, elles ne doivent pas se substituer aux tables de jeux ou aux MAS, ce qui à terme fragiliserait l'emploi de ces filières.

rating star Sur un accroissement de la Sécurité dans les entreprises, permettant de protéger effectivement les personnels et clients de nos entreprises.

Nous espérons que notre action constante, introduisant des propositions concrètes sera un véritable frein à la volonté de démantèlement exprimée par les syndicats patronaux.

Dans le courrier adressé au Premier Ministre, l'intersyndicale patronale rappelle tout d'abord qu'elle a rencontré les Cabinets des Ministres de l'Intérieur et du Budget fin août pour rappeler les demandes les plus urgentes formulées par la Profession en matière d'aménagements de la réglementation.

Lire la suite : 2013, une année où nous devrons nous défendre, avec Force!

 

CASINO de BANDOL 18 licenciements

(Groupe Partouche)

Pour les 40 ans du groupe, Patrick Partouche souhaite un Joyeux Anniversaire aux salariés du casino de Bandol 

 

- 15 M d’euros de bénéfices en 10 ans sans aucun investissement pour en arriver à 18 licenciements sans motif économique valable en supprimant la restauration, le service voituriers et en réduisant fortement l’activité des jeux de tables. Les mesures d’accompagnements du PSE sont insuffisantes aux vues des moyens du groupe. Le budget de rénovation est divisé par 3, passants de 6 M à 2 M d’euros sur 2 ans (2013/2014).

- Respect du cahier des charges, que fait M. le Maire ?

- Quel avenir pour le budget de la commun ?

 LES IMPOTS DES BANDOLAIS VONT-ILS AUGMENTER ?

Pendant ce temps, les rémunérations fixes annuelles des dirigeants s’envolent…

 

 M. Patrick Partouche, président du conseil de surveillance                       + 63 % en 2 ans !

2010 : 317 085 €                 2011 : 400 838 €              2012 : 518 085 €

 

M. Fabrice Paire, président du directoire et PDG du casino de Bandol         + 47% en

2010 : 216 000 €                2011 : 256 517 €                2012 : 318 000 €

 

M. Ari Sebag, membre du directoire et directeur général                            + 14% en 2 ans !

2010 :   354 583€              2011 :    374 583€               2012 : 402 583€

 

M. Alexandre Schulmann, membre du directoire                                     + 138% en 1 an !

                                        2011 : 51 841€                    2012 : 123 866€

 

 

- Les dirigeants du groupe Partouche augmentent leur rémunération en licenciant des salariés tout en menant par le bout du nez la municipalité qui espère toujours un investissement conséquent de leur part.

 

- FORCE OUVRIERE se bat et continuera à se battre contre ce groupe qui se croit intouchable et qui méprisent ses salariés.

 La « crise » n’est pas vécue de la même manière par tout le monde, indignez-vous !

 la mort des jeux traditionnels par FOenghien