FO ne signera pas l’accord sur les minimas de branche

Lors de la 1ere réunion de négociation du 28 novembre 2013 sur les minimas conventionnels de branche 2014, les trois organisations patronales Casino de France, casino modernes de France et l’ACIF (syndicat des casinos indépendants de France) ont proposés :

  • + 1,4 % pour les niveaux 100 et 105
  • + 1 % pour les niveaux 110 et 115
  • Rien pour les autres niveaux

Ce qui avait pour but unique de ramener le 1er niveau de la grille au dessus du smic devant augmenter de 1.1 % au 1er janvier 2014 évitant ainsi de tomber sous le coût de la loi warsmann qui permet l’ouverture de négociation lorsque le 1er niveau de la grille descend sous le smic.

- Force Ouvrière a demandé que l'on ouvre de vraies négociations pour tous les niveaux de la grille, de l’indice 100 jusqu’au plus haut et que l’on arrêter ce tassement de la grille inacceptable, qui ne prend plus en compte le travail de nuit, le travail en alternance, le travail dominical. 

  • A savoir, lors de la création des grilles en 2002, le 1er niveau était a + 4% au dessus du smic et il y avait une corrélation entre chaque indice.

fo-ne-joue-pasLors de la 2eme réunion du 12 décembre 2013, l’ACIF a pris de cour les deux autres organisations patronales (Casino de France et casino modernes de France) en proposant les augmentations suivantes et en indiquant qu’elles ne seraient pas renégociables :

  •  + 2.0% sur le niveau 1 (Indice 100 et 105)
  • + 1.5% sur le niveau 2 (Indice 110, 115 et 120)
  • + 1.0%   sur le niveau 3 (Indice 130, 135, 140,150 et 155)
  • + 0.5% sur le niveau 4, 5, 6 et 7 (Indice 160, 170, 175, 180, 190, 200, 205 et 230)

 Ce qui met le premier niveau de la grille  (Indice 100 - 1458,82 €) à 13,44 € au dessus du smic (au 1er janvier 2014 - 1445,38€).

On peut s’interroger sur cette pseudo surenchère entre organisations patronales qui peut-être, ont usés de se stratagème afin d’obtenir à coup sûr des signataires pour montrer à nos autorités de tutelles qu’elles font des efforts suite aux avancés obtenues depuis plusieurs mois (R. Electronique sans croupier, assouplissement des horaires d’ouverture, etc..)

Quoi qu’il en soit, encore une fois les propositions mises sur la table :

 - Ne prennent pas en compte le tassement de la grille des minima conventionnels de la branche Casinos instaurés depuis des années par les parties patronales, dans lesquelles nos compétences ne sont pas reconnues.

 - Elles sont insuffisantes.

Pour ces raisons Force Ouvrière ne signera pas cet accord et appelle l’ensemble des salariésde la branche à se mobiliser et à participer massivement

Le 18 mars 2013 à une journée de grève et de manifestations contre l'austérité, pour l'emploi, les salaires et la défense de la Sécurité Sociale.

Claude FRANÇOIS

(DS casino de Bandol –

Secrétaire adjoint Section Fédérale)


alleg2014 sera une année charnière concernant l'activité des casinos français. D'ores et déjà, la Section Fédérale est au travail afin de contrecarrer les plans d'un patronat de plus en plus avide et sans scrupules. De nombreuses actions sont actuellement en cours afin de protéger nos emplois, tous secteurs confondus. En l'absence de négociations loyales et sérieuses, la fermeté reste le meilleur gage de la défense des intérêts des salariés du secteur.

Force Ouvrière, dans son irréfragable indépendance, se bat :

alinea. Afin de faire reconnaître l'absence de plan social dans le cadre de la centralisation des services de paie et comptabilité au sein du Groupe Lucien Barrière. 70 emplois supprimés, pour simplement améliorer la rentabilité financière, ce ne sont, ni plus ni moins, que des licenciements boursiers. Cette décision de Groupe pose de manière précise la notion de co-employeur. Nous considérons, au regard de l'ingérence permanente du siège dans la gestion des entreprises, que ces dernières ne disposent plus de la moindre autonomie de gestion. Si le Groupe est reconnu comme co-employeur, ce dernier deviendrait une UES à part entière. Et les droits ne sont plus les mêmes, car un Comité central d'entreprise serait créé et les licenciements, tous les licenciements, s'appréhenderaient au niveau du Groupe. Cela permettrait une protection accrue de tous les salariés du Groupe Lucien Barrière. Mais ce modèle est transposable aux autres Groupes et nous pensons tous aux camarades de Bandol, de Niederbrönn ou d'autres casinos.

alinea. Afin de faire modifier les modalités d'ouverture de nouveaux casinos. Aujourd'hui, il y a trop de casinos en France et chaque nouvelle ouverture fragilise un peu plus les salariés des casinos existants. Car ce sont nous, les salariés qui payons l'addition, par le gel des salaires, la dégradation constante des conditions de travail.

alinea. En suivant pas à pas, le désastre social en marche au sein du Groupe Partouche, et en mettant en lumière les carences profondes en termes de gestion mégalomaniaque. Quel gaspillage pour le second opérateur français, qui entraîne inexorablement les salariés dans sa propre déchéance. Nous ne laisserons pas faire ce désastre annoncé.

alinea. En multipliant les procédures judiciaires qui s'imposent, dès lors que les droits des salariés sont foulés au pied. Ainsi, cette année 2014 devrait voir le jugement sur l'accord de droit syndical scélérat signé par la CFDT et la CGT au sein du Groupe Lucien Barrière. Nous ne doutons pas, l'espace d'une seconde, que cette dernière soit couronnée de succès.

alinea. Nous serons aussi sur d'autres fronts comme la procédure pénale (l'audience en correctionnelle est fixée au 20 janvier) contre le Directeur de Chamonix, pour lequel l'Inspection du travail a relevé 492 infractions différentes au code du travail. Purement inadmissible, d'autant que cette gestion entraîne la mort lente de ce casino emblématique.

alinea. Nous accompagnerons également notre RSS de Royan, Véronique Leprêtre, dans la contestation de sa désignation, le 13 janvier devant le Tribunal d'Instance de Saintes. Cette contestation est rocambolesque, car l'employeur estime que cette dernière savait qu'elle allait être licenciée. Hé oui, elle travaille sur le service paie et comptabilité. Cette affaire va nous permettre de porter un rude coup au plan social déguisé mis en œuvre par le Groupe Lucien Barrière.

Mais au delà de ces sujets brûlants, nous devons tous serrer les rangs, et combattre au quotidien pour que la Section Fédérale Force Ouvrière des Casinos de demain, soit beaucoup plus forte que celle d'aujourd'hui. C'est pour cela qu'il faut continuer à assurer le développement de sections locales. L'une des dernières créées est celle de Blotzheim. Elle enregistre déjà une dizaine d'adhésions. De plus, les élections professionnelles se sont récemment déroulées. Dans un climat de terreur entretenu par la Direction, le quorum n'a pas été atteint au premier tour. Au second tour, une liste "indépendante" était présentée. Malgré ce contexte ultra hostile, nous avons obtenu postes de titulaires et 3 de suppléants sur les 7 à pourvoir. Cet exemple démontre à l'évidence, que la motivation des militants sur le terrain permet de déplacer des montagnes. Bravo eux ! C'est cette dynamique qui doit nous servir d'exemple.

Vous l'aurez tous compris, 2014 sera une année de lutte syndicale acharnée. Nous combattrons pied à pied pour défendre les salariés des casinos français, et faire un peu plus reculer les frontières de l'injustice sociale. Nous laisserons la complaisance à d'autres organisations présumées syndicales, dont c'est malheureusement devenu le fond de commerce, qu'elles soient enclines à vouloir survivre à tout prix, ou à vouloir récupérer la place de premier syndicat de la Branche. C'est d'ailleurs pour cela que la liste CFDT présentée à Pornic, l'a été avec le logo de son syndicat mais aussi le logo du Groupe Partouche. Nous savions que la frontière était mince, mais pas à ce point-là ; cela ne relève plus de l'anecdote.

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2014, combative et prospère. Et sachez que plus le temps passe, plus le travail fourni fait de Force Ouvrière la seule alternative crédible et solide à toute forme de manigance patronale.


 

Réforme des retraites

Incidence sur la durée de travail des salariés ?

Cette réforme va considérablement reporter l'âge de départ à la retraite à taux plein. Ces nouvelles mesures vont se cumuler aux dispositions du décret du 2 juillet 2012 (1). L'âge légal de 62 ans n'est pas modifié, en revanche la durée de cotisation l'est indéniablement. Cela implique indubitablement un recul de l'âge de départ en retraite.

Ainsi, la durée d'assurance nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein à partir de 2020, augmentera d'un trimestre par an et passera ainsi à 43 ans en 2035.

Année de naissance ----------- Nombre de trimestres devant être cotisés
1958 - 1959 - 1960 ------------ 41 ans et 3 trimestres
1961 - 1962 - 1963 ------------ 42 ans (soit 168 trimestres)
1964 - 1965 - 1966 ------------ 42 ans et 1 trimestre
1967 - 1968 - 1969 ------------ 42 ans et 2 trimestres
1970 - 1971 - 1972 ------------ 42 ans et 3 trimestres
1973 et les générations suivantes au moins 43 ans (soit 172 trimestres)
(contre 166 trimestres depuis la réforme de 2012, et 165 trimestres depuis 2010)

Comment la pénibilité va-t-elle être prise en compte ?

Dès 2015, un compte personnel de la prévention de la pénibilité sera créé, à destination de chaque salarié du secteur privé exposé à des conditions de travail réduisant son espérance de vie.

Le salarié pourra cumuler des points, en fonction de son exposition à un ou plusieurs facteurs de pénibilité (ex : manutentions manuelles de charges lourdes, vibrations, travail de nuit mécaniques, bruit) :

1 trimestre d'exposition = 1 point crédité (plafond fixé à 100 points).

L'opportunité de ce dispositif apparait amoindrie car il ne permet pas de bénéficier d'une diminution de durée d'activité mais d'action de formation en vue de réduire la pénibilité de son travail (conversion des points en trimestre de formation : 10 points = 1 trimestre).

Section Casinos et Cercles de Jeux

COMMUNIQUE DE PRESSE

Trop de casinos tuent les casinos !

Le développement des casinos français est aujourd'hui totalement anarchique et non maîtrisé. La France est le pays dans lequel le ratio du nombre de casinos par habitant est le plus important. Aujourd'hui, nous atteignons le seuil record de 206 établissements distincts et cela est proprement déraisonnable. Or, il est incontestable que le potentiel de clientèle de nos entreprises n'est pas divisible à l'infini. En créant de nouveaux casinos, on le morcelle encore plus, rendant l'activité encore moins rentable.

Ouvrir un casino sur un bassin saturé ne crée pas une nouvelle niche de clientèle ; au contraire, il ne fait que diviser et éparpiller un peu plus celle déjà existante.

Si l'on observe les chiffres réalisés par région, on s'aperçoit à l'évidence que la baisse est la plus importante dans les régions où les casinos sont le plus nombreux et le marché fortement concurrentiel. A titre d'exemple, la Côte d'Azur est le marché le plus saturé que nous connaissions. Cependant, des autorisations d'ouverture ont été prononcées pour les casinos de Fréjus, Sanary sur Mer, La Seyne sur Mer et Beaulieu.

De telles décisions administratives relèvent du non-sens économique le plus absolu.

L'OUVERTURE D'UN CASINO COMME PERSPECTIVE

DU FINANCEMENT DES POLITIQUES LOCALES

Initialement, afin de pouvoir ouvrir un casino, il fallait se situer dans une station thermale. Peu à peu, la règlementation des jeux a assoupli les conditions élargissant (sur la base d'un fort lobbying patronal) le périmètre des autorisations aux sites touristiques puis climatiques, et enfin aux villes de plus de 300 000 habitants. Ainsi, une immense majorité des communes peut prétendre aujourd'hui à l'ouverture d'un casino.

La municipalité concernée peut imposer une redevance allant jusqu'à 15 % des recettes du Casino.

Ainsi, la Mairie peut succomber à la tentation d'ouvrir un établissement de jeux sur son territoire, indifféremment de l'environnement économique local. Dans un tel contexte, Peu importe la rentabilité de l'entreprise (car 15% d'un Produit Brut des Jeux, même maigre, créent une richesse supplémentaire pour la commune), et peu importe les dommages collatéraux sur l'activité des entreprises de proximité.

La méthode actuelle contribue largement à la prolifération anarchique des casinos sur le territoire français. Il faut donc revenir sur ce modèle, où chaque commune veut son casino. Ce n'est pas un modèle économique viable et aujourd'hui, seuls les salariés de la Branche supportent le coût de cette politique désastreuse.

Par ailleurs, la multiplication des casinos tend à banaliser l'offre de jeux, multipliant les risques liés à l'addiction. Les jeux d'argent sont une activité sensible, au demeurant interdite en France et exploitée en vertu d'une simple dérogation.

Les syndicats patronaux, forts de leurs entrées dans les ministères, essaient d'assouplir coûte que coûte la règlementation des jeux, en augmentant l'offre (par de nouveaux jeux grand public comme la Bataille ou le Bingo), et par la multiplication des points de vente. Le but n'est plus de développer le modèle de Casino à la Française, mais de clairement se positionner sur le segment porteur de la Française des Jeux. Tout n'est qu'une affaire de gros sous et de dividendes.

Et peu importe les conséquences sociales sur les habitants des communes (liées à la prolifération des addictions), ou sur la précarisation du statut des employés de casinos.

Force Ouvrière ne peut adhérer à cette vision cynique d'avenir purement mercantile, et nous nous battrons pour qu'une activité aussi sensible que celle des jeux d'argent, se développe de manière rationnelle et maîtrisée.

Paris, le 13 janvier 2014

Contacts :

Hervé HOBBÉ, Secrétaire de la Section fédérale Casinos - Portable : 06 65 52 48 03

Jean-Christophe TIRAT, élu Casinos au Bureau fédéral FECFO - Portable : 06 60 97 73 97

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