Grève au Casino de Saint-Raphaël : Les lézardes sociales derrière une façade de luxe

Communiqué de la FEC-FO - Section Casinos et Cercles de Jeux vendredi 12 septembre 2014


Commission Mixte Paritaire juin 2014

PRESENTATION DE LA PENIBILITE PAR AMADIS DELMAS, DE LA DGT .... p.28

...........Pour que le salarié soit au dessus du seuil, il faut qu'il fasse une heure de travail entre minuit et 5 heures,120 nuits par an.......


UN POINT AU SEIN DU GROUPE LUCIEN BARRIÈRE

Le Groupe Lucien Barrière est le principal opérateur français de la Branche des Casinos. Il est donc un miroir social important dans notre activité et une véritable tribune nationale pour la défense des intérêts des salariés.

Cependant, tout n’est pas simple pour autant. De nombreux dossiers nous opposent, et vous avez tous en mémoire la récente condamnation pénale du casinode Chamonix, le plan de centralisation des services paye et comptabilité, ou l’introduction des jeux électroniques et leur cortège de suppressions d’emplois. Dans ce contexte, Force Ouvrière défend ardemment les intérêts des salariés sur des problématiques de fond, contrairement à d’autres (ceux dont le logo aurait dû être jaune) qui préfèrent accompagner de manière complaisante la destruction d’emplois.

Ce n’est pas notre fonds de commerce et nous leur laissons leur nauséabonde communication électorale dont le seul contenu est pitoyable :

“Non mais allo quoi ? Tu n’es pas syndiqué chez nous ?”

Faute d’idées et de convictions, on invoque Nabilla, la posant en icône de la défense des salariés. Jaurès doit se retourner dans sa tombe ! Mais il est évident qu’à défaut d’idée, il faut faire de la com.

Force Ouvrière n’est pas un syndicat bling-bling, pour lequel seule l’image importe. De notre côté, nous privilégions la construction sociale et accompagnons les salariés dans toutes les luttes.

Ces convictions commencent à porter leurs fruits, et les derniers résultats électorauxle démontrent : Saint-Malo Dinard 36 %, Nice RUHL 32 %, Blothzeim 100 %, Leucate 100 %. Deplus, nous créons de nouvelles sections à Blotzheim, Leucate, Besançon. Bien d’autres vont suivre, signe que les salariés adhèrent à nos idées.

Mais s’ils le font, ce n’est pas sans raison.

Au sein du Groupe Lucien Barrière, Force Ouvrière travaille efficacement pour améliorer le sort collectif. Cela passe notamment par la signature d’accords comme celui appelé “contrat de génération”; celui-ci reprend, entre autres, les dispositionsde l’accord Sénior, pérennisant c edispositif allégeant les fins de carrière.

Néanmoins, nous voulons également conquérir de nouveaux droits, permettant à l’intégralité des salariés duGroupe Lucien Barrière de sécuriser leur parcours professionnel et améliorerleur rémunération. C’est en ce sens queForce Ouvrière a introduit deux propositions d’accord de Groupe actuellement en négociation.

Proposition d’avenant à l’accord “travailleurs handicapés” :

Dans nos entreprises, nous devons tous traiter de plus en plus de cas de salariés en incapacité totale de travail sur leur poste.

Cependant, il n’existe aucune protection particulière pour les salariés en incapacité et ce, en relation directe avec l’exercice de leur métier (accident dutravail, maladie professionnelle).

Nous avons donc proposé que dans ce cadre précis, un véritable reclassement interne, avec obligation de résultat, soit mis en place. La formation, y compris les formations de longue durée, sera un élément déterminant pour la réussite de ce reclassement.

Bien souvent, le problème de la rémunération se pose. Nous avons beaucoup de cas où le salarié est frappé par une double pénalité :

  • droite l’injustice de la maladie,
  • droite le reclassement sur un poste en interne avec perte de rémunération.

Aussi, nous avons proposé que ce reclassement se fasse avec un maintien intégral de la rémunération et des avantages acquis par les salariés et qu’un véritable plan d’action soit mis enplace.

Ce n’est qu’en cas d’inaptitude totale à tout poste de travail que le licenciement pourra survenir.

Si nous aboutissons sur ce sujet qui peut tous nous concerner, ce sera alors un grand pas vers un monde du travail plus juste et plus humain.

Proposition d’accord portant sur lamédaille du travail :

Le Groupe Lucien Barrière réalise sur ses sites, une application distributive des conventions collectives. Ceci a pour effet immédiat d’exclure les personnels d’hôtellerie, de restauration et de centres thermaux de l’exécution de certaines mesures particulièrement favorables.

C’est notamment le cas de l’accord portantsur la médaille du travail qui valorise l’ancienneté en octroyant des primes substantielles pour les salariés des Casinos.

Nous avons donc proposé que le texte de Convention Collective soit repris, et que son bénéfice soit ouvert à l’intégralité du personnel du Groupe Lucien Barrière,indifféremment de sa filière métier et de sa Convention Collective d’appartenance.

Ainsi, les salariés seraient enfin traités sur un pied d’égalité.

Proposition d’accord égalitéprofessionnelle Femmes / Hommes :

Nous avons également bien avancé sur ce dossier et aujourd’hui, une proposition d’accord va être mise à la signature.

Elle aborde l’égalité de traitement, de rémunération et d’évolution professionnelle, tout en mettant en place des mesures destinées à faciliter l’organisation entre vie professionnelle et personnelle.

Voici quelques une de ses mesures :

  • droite rattrapage salarial après un congé maternité, parental ou d’adoption,
  • droite aucune prise en compte du temps de présence dans les évolutions,
  • droite incitation à l’embauche de femmes aux plus hautes fonctions au sein des entreprises,
  • droite aide d’accession à la formation par le versement d’une indemnité pour la garde des enfants de 60 € bruts par jour (par nuit d’absence) pour les familles monoparentales.

Nous aurions pu citer d’autres exemples assez ambitieux.

Là encore, nous vous tiendrons informés du développement qui sera donné à ces dossiers et du travail quotidien qui est fourni par les membres de la Section fédérale des Casinos.

Tirat2Jean-Christophe TIRAT

Délégué syndical Groupe Barrière

Secrétaire Fédéral

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Nouvelle attaque contre la règlementation des jeux

treffeLe syndicat patronal ACIF, vient d'introduire une proposition de modification règlementaire comportant pas moins de 35 points. Ce document propose des dérives dangereuses pour l'activité des casinos français et relève d'une vision libérale, poussée à son paroxysme.

Des propositions aussi farfelues que rétrogrades !

Les mesures "Phare" de ce texte sont les suivantes :

• Possibilité de supprimer les jeux traditionnels dans les casinos de moins de 75 machines à sous ou de les remplacer par des jeux entièrement électroniques :

Une telle mesure conduirait à la création de hangars à machines à sous, en totale contradiction avec le modèle de casino à la Française. Mais les casinos ne seront jamais des succursales de la Française des Jeux. Ce sont des pôles de divertissement multiples. De plus, la suppression des jeux traditionnels ou leur remplacement par des jeux électroniques, auraient un impact dramatique pour les emplois concernés. Ce ne serait que la mort de centaines d'emplois. Force Ouvrière ne laissera pas faire.

coeurAugmenter la notion de saisonnalité et la polyvalence non rémunérée :

Là encore, ces mesures rétrogrades d'un point de vue social, tendent à rendre les salariés corvéables à merci, les inféodant à des salaires de misère et les précarisant dans l'exercice de leurs métiers. En répondant aux appels d'offres, les casinotiers de l'ACIF connaissaient les contraintes d'exploitation et les ont acceptées.

• Reporter la charge de la fiscalité sur les plus gros casinos :

Une fois de plus, cette proposition démontre du caractère purement égocentré des mesures proposées. En effet, l'ACIF propose qu'une partie de la charge fiscale de leurs adhérents, soit reportée sur les autres. C'est un peu si nous demandions à nos voisins de payer une partie de notre impôt sur le revenu. Et bien non, les règles fiscales appliquées aux casinos étaient connues de ces opérateurs, qui en bons gestionnaires auraient dû en appréhender les conséquences, car gérer c'est prévoir.

Vous l'aurez compris, toutes ces mesures sont dictées par un seul but, une quête avide de bénéfice et de profits. Pour arriver à ses fins, l'ACIF demande au Ministère de l'Intérieur de valider une dérèglementation totale, tendant à faire payer les salariés, les autres casinos et tout en dévoyant l'esprit même de notre profession.

Que représente réellement l'ACIF ?

piqueL'ACIF est un syndicat patronal totalement marginal, regroupant des indépendants et quelques petits groupes. D'ailleurs, VIKING a toujours refusé d'appliquer la Convention Collective, en ralliant le régime de mutuelle de Branche. Belle démonstration des vertus sociales défendues par cet entrepreneur du Monde des casinos. Vous l'aurez compris, ce syndicat patronal n'est pas le reflet fidèle de notre profession et des entreprises qui le compose. Il n'en est qu'une vulgaire caricature.

Depuis la Loi de modernisation sociale de Mai 2008 fixant les règles de la représentativité, les attaques deviennent constantes contre les intérêts des salariés et des syndicats qui les défendent au quotidien.

Mais comment mesurer l'audience d'un syndicat patronal ?

En l'espèce, aucune règle claire n'existe dans la Branche des casinos, ce qui permet à des syndicats patronaux qui ne représentent rien (à part eux-mêmes) de s'asseoir à la table des négociations, tout en essayant de détruire l'avenir de quelques 15 000 salariés.

L'ACIF ne représente rien au niveau de la Branche, la réalité est celle-là !

Force Ouvrière va de nouveau intervenir auprès des Ministères afin de défendre avec la plus grande fermeté notre position devant les propositions fantaisistes de ce pseudo syndicat patronal. 

HH14Hervé HOBBÉ Secrétaire de Section

Tél: 06 65 52 48 03 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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 L'enjeu le bulletin périodique d'information, de la Section Fédérale des casinos

 

 

NON RESPECT DE LA LÉGISLATION SOCIALE DANS LES CASINOS, FO FAIT CONDAMNER LE CASINO DE CHAMONIX !

chamonixLa dégradation des conditions de travail dans les casinos français est devenue une constante contre laquelle Force Ouvrière se bat au quotidien. Les effectifs diminuent sans cesse, la polyvalence outrancière augmente de manière vertigineuse, et les patrons de casinos ne respectent quasiment plus aucun texte (code du travail, convention collective des Casinos, ou accords d’entreprise).

Malgré un engagement constant, nos représentants éprouvent de grandes difficultés à simplement faire respecter les règles applicables dans nos entreprises.

Ces pratiques ne peuvent perdurer, et c’est en ce sens que le Bureau de la Section Fédérale des Casinos a décidé d’agir. En effet, ce n’est qu’en ayant recours à des mesures coercitives et en étant intransigeants sur les droits de tous les salariés, que nous pourrons ramener un patronat désinvolte à la raison.

L’Inspecteur du Travail de Bonneville, dont dépend le Casino de Chamonix, a dressé un procès verbal de 394 infractions à la durée maximale du temps de travail sur une année, et l’a transmis au Procureur de la République.

Devant une telle situation, Force Ouvrière a pris ses responsabilités en se constituant Partie Civile par le biais de la FEC et de l’Union Départementale de Haute-Savoie.

En effet, la gestion du Casino de Chamonix est une gestion à la petite semaine, ne faisant que peu de cas de l’intérêt ou de la santé de ses salariés.

Inquiète de cette situation, la direction du Casino, avec l’aide des services de la DRH du Groupe Lucien Barrière, ont tout fait pour contester la qualité de Force Ouvrière à agir en justice dans le cadre de la défense de l’intérêt collectif professionnel.

La décision a été rendue le 24 mars 2014, et elle nous satisfait pleinement. En effet, sur les 394 infractions relevées, 391 ont été retenues par le Tribunal concernant 22 salariés différents et qui condamne le casino de Chamonix à 22 amendes d’un montant unitaire de 2 200 €, soit un total de

48 400 €. Ce quantum de peine nous paraît aussi juste que dissuasif.

Cette décision est également importante car elle s’applique aux cadres. En effet, la direction invoquait le forfait jour afin d’essayer de se soustraire à la durée maximale de la journée de travail pour ces derniers. Cette vision a été repoussée par le Tribunal et la forme d’esclavagisme moderne régissant les cadres au forfait vient de tomber.

Non, ils ne sont pas corvéables à merci et doivent voir leur temps de travail limité et contrôlé.

Par ailleurs, les constitutions de Partie Civile de l’UD et de la FEC sont retenues et nous obtenons 1 000 € pour chacune, ce qui nous conforte dans nos prérogatives naturelles de défense des intérêts de la profession.

Nul doute que cette décision, par sa sévérité, servira d’épouvantail à l’avenir dans les autres casinos. Nous venons d’adresser un message fort à des directeurs peu scrupuleux :

“Messieurs, vous n’agirez jamais en totale impunité et vous devrez répondre de vos actes !”

Force Ouvrière, au travers de cette décision exemplaire, se pose encore plus comme le seul Syndicat revendicatif et non complaisant de la Branche des Casinos, faisant valoir coûte que coûte le droit des salariés.

Le syndicalisme rampant ou d’accompagnement ne nous intéresse pas, et nous laissons ce créneau à d’autres comme la CFDT, qui le manie à la perfection.

Force Ouvrière est résolument aux côtés des salariés !

peaquinClaudio PEAQUIN

DS FO et DP

Casino de Chamonix

 

 

Un outil utile : le Cod-IT de la Direction Générale du Travail

(DGT - version du 1er avril 2014)

Ce Codit présente les articles du code du travail en vigueur au 1er avril 2014. Il prend notamment en compte les dispositions issues de la loi formation professionnelle, emploi et démocratie sociale.